Education civique.

A méditer, il me semble.
Education civique.

# Posté le lundi 31 décembre 2007 07:34

Flashback

Flashback
A la veille de passer dans l'année 2008, je me suis replongé dans mes souvenirs, et j'ai essayé de comprendre comment j'en étais arrivé là... Comme les gens trouvent que parfois je suis un peu trop secret sur ma vie, et que je ne suis pas un grand bavard non plus, voilà de quoi se faire une idée un peu plus précise de qui je suis et pourquoi j'en suis là aujourd'hui.

Je suis né un 12 Août 1986 à 20h30 je crois (pile à l'heure pour le film de 20h50) . Mon histoire est celle d'un petit garçon "ordinaire", qui passe une partie de son enfance aux Chaumes. Inutile de préciser que c'est pas mes meilleurs souvenirs, et j'en garde un goût amer. A l'époques, les tensions entre mes parents étaient telles que la plupart du temps, nos soirées se limitaient à un affrontement entre les deux à grands coups de baffes et de scènes de ménage mémorables. Avec mon frère, on s'est accomodés de la situation à force. La naïveté de l'enfance, sans doute.
Sauf qu'un jour ma mère décide de quitter cet endroit pourri, elle décide carrément de nous arracher à notre père mais également à nos racines quand elle nous catapulte à des centaines de kilomètres de chez nous.
Je n'aime pas la vie là-bas, les gens sont comme le climat, aggressifs et froids. Avec mon accent et mon éducation à la "j'm'en-bat-les-c******s-de-tout", m'intégrer n'a pas été chose facile. Mes années collège furent celles de la fin de la naïveté et du début d'une prise de conscience. Pendant ce temps, ma mère assumait pleinement sa relation avec l'alcool, et devenait de pire en pire. Avec mon frère, on ne pouvait que la regarder s'enfoncer chaque jour un petit peu plus, en esquivant ses accès de violence, quand on y parvenait...
Je comprends que je m'enlise dans une vie dont je ne veux pas, vers la fin de ma troisième, je coupe les ponts avec tout mon entourage, j'arrête tout les petits délires et mes conneries. Lassé de toutes ces choses que je n'aurais pas du vivre ou voir, j'ai embarqué mon petit frère avec moi et je suis retourné habiter chez mon père, dans la région que je n'aurais jamais dû quitter.

Le collège terminé, une nouvelle vie s'offre à moi, tout est effacé, on recommence. Nouvelle région, nouvelle tête, nouvelle ambiance. Tout ça m'avait tellement manqué...
J'ai alors 16 ans quand je rentre au lycée. Changement de look, étudiant sage. Pas question de tout foirer... Sauf que j'ai ce sale coté en moi qui à peur de tout engagement. Je m'ennuie en cours, désespère mes professeurs, accumule les échecs. Je décroche mon diplôme à la sortie, mais cette voie ne m'interesse absolument pas.Mes études passent alors au second plan, et je finis par abandonner cette idée.
Mon père, lui, devenait peu à peu ce que nous reprochions à ma mère, et se rendait compte que si récuperer ses gosses lui avait donné la satisfaction de l'avoir finalement emporté sur ma mère, s'en occuper était une préoccupation trop importante pour lui. Cela lui provoquera un infarctus, dont il reviendra changé, agressif...
Il nous rend responsable de cette situation, et se réfugie lui aussi dans l'alcool.

Avec mon frère, les liens dèjà fragiles que nous maintenions depuis notre enfance finissent par rompre. Sans doute le destin. Lui change et veut prouver qu'il est un homme, et lorsqu'un soir mon père lui pose un ultimatum, il décide de le braver et quitte la maison. Il n'a que 18 ans. Le souci, c'est que ce fut alors à moi d'assumer la colère et la rancune de mon géniteur, détruit. Après plus d'un an assez rude, durant lequel j'ai trouvé du travail et fais des efforts, je me fais jeter de chez moi par sms pour une raison que j'apprendrai trois mois après.
J'ai voulu soutenir et protéger mes amis, et ça, a ses yeux, ça méritait la peine capitale.
Heureusement, ces mêmes amis que j'ai soutenu sont ceux qui aujourd'hui sont restés là pour moi, au moment le plus critique.
A quoi bon désigner un responsable, j'ai dit, vu et fait des choses qui continuent de me tourmenter aujourd'hui.
Je suis pas un gars bien aussi propre et sans histoires que les gens se l'imaginent parfois. Je ne suis gentil, ni sérieux, mais je sais être lucide et j'écoute beaucoup, chose qui sert...
Tout ce qui m'est arrivé n'aura servi qu'a me rendre plus fort, et à m'apprendre des leçons sur la vie et la vraie nature des gens. A moi de me relever, même si beaucoup aimeraient me voir sombrer, je ne leur ferait pas cet honneur.

Trop de choses encore à vivre et à dire, et pas tant de temps que ça pour y parvenir...

# Posté le lundi 31 décembre 2007 07:22

La colère comme preuve d'amour.

La colère comme preuve d'amour.
Waow, trois jours de repos, ça faisait bien longtemps que ça ne m'étais pas arrivé... Hier soir, avec des amis, on à organisé une petite expédition au bar dans le but (il me semble) de passer une petite soirée tranquille.
Tout avait pourtant bien commencé, jusqu'a ce qu'on arrive au parking...


Un couple, que nous connaissons bien, à essuyé une petite crise devant nos yeux ébahis.
Je ne suis pas du genre à me méler de ce qui ne me regarde pas mais voir une telle scène m'a quand même sérieusement fait réflèchir.
Pour moi, ces deux personnes, carrément exceptionnelles quand on les connait à part, ont montré ce soir là un aspect de la vie en couple qui, je l'avoue, m'échappe quand même pas mal...
Aussi bien elle que lui, je peux vous assurer que c'est le genre de personnes avec qui il peut être agréable de passer un moment, mais mettez les ensemble dans un lieu clos, et préparez vous à essuyer une troisième guerre mondiale...

Comment peut-on, après plus d'un an de vie commune, se déchirer ainsi? Comment est-il possible de s'aimer après s'être dit tant de choses blessantes? Comment est-il possible de s'obstiner alors que tout semble indiquer qu'ils ne sont pas fait l'un pour l'autre? L'amour va t'il de paire avec la méchanceté? Est ce qu'il est nécessaire de se disputer comme ça pour se rendre compte qu'on tient à la personne avec qui on partage sa vie?

Personnellement, je trouve ça dommage d'en arriver à ce point. Surtout quand on sait que l'un et l'autre méritent surement mieux qu'une relation basée sur des crises aussi dures...
On ne peut pas vivre de ça... Comment voient-ils leur avenir? Comment cette histoire finira t'elle? Pourquoi s'obstiner? Est ce la peur de rester seul? Ou celle de ne pas retrouver l'Ame Soeur?

Toujours est-il que les réponses à toutes ces questions, ils sont les seuls à les détenir, et malgrè tout ce que nous pourrons leur dire, j'ai le sentiment qu'il faudra que la décision vienne de l'un d'eux...
Le célibat momentané vaut il la peine de se sacrifier à un amour destructeur?
Pour eux, j'espère que la situation trouvera vite une issue car certaines blessures demandent plus que du temps pour se refermer...


Bisous à eux deux...

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 06:17

Ce que j'aurais voulu leur dire pour cette année.

Ce que j'aurais voulu leur dire pour cette année.
A mes proches, tout ce que j'aurais voulu leur dire...

Mon frère,
J'aurais cru qu'avec nos galères, on serait resté liés,
Mais le destin à décidé que nous prenions des routes séparées,
Ma fierté de te voir prendre tes décisions et devenir un homme,enfin...
Je voulais te tenir la main, mais ça faisait longtemps que t'en avais plus besoin
.

J'aurais cru qu'après tout ça, on aurait été honnêtes l'un envers l'autre
Mais tu as protégé tes interêts aux dépend des nôtres.
La trahison fratricide était elle indispensable au point
De gâcher ces liens fragiles mais dont on avait toujours pris soin?


Ma Mère
A quoi bon feindre le gosse empli de bonheur,
Mon enfance ne m'a offert que des pleurs
Ces noires années passées avec toi
M'ont apprises a encaisser les coups bas.

L'alcool aura été ton ton paradis artificiel,
Et pour nous l'enfer de tes crises existencielles
Ces choses sont restées gravées dans ma tête
Si j'ai des gosses, je ne ferais pas les erreurs que tu as faites

Qui sait, un jour te reverrai-je peut être?
Ce jour là, je t'enverrais sûrement paître...
Estimes toi heureuse que je sois si peu rancunier...
Car tu mérites bien plus que des mots pour te blesser.

Mon père
Tu t'es sûrement dis que tu aurais une petite famille parfaite,
Que tout ton petit monde tournerait à la baguette
Supportant tes crises de nerfs, conséquence (ou hasard)
De cette union étrangement assumée avec Paul Ricard.

Desolé, mais je suis pas encore prêt a mettre ma fierté au rabais
Parce que tu as décidé que ma vie devait correspondre a tes critères determinés
Pourtant je me dis que c'était pas grand chose de demander du soutien,
Mais l'isolement dans ta vie rythmait tes journées ternes au quotidien
.

Elle
Inutile d'en rajouter je crois... Tout à été dit entre nous
Les mots ont fait leur oeuvre et nous voilà dèjà au bout
Je reconnais que j'ai pas été l'archétype de la douceur avec toi
Même si la dernière chose que je voulais c'était provoquer CA.

Excessif, trop secret, malhabile avec mes sentiments,
Tout ça je l'ai été, et j'en suis parfaitement conscient,
Seulement j'ai mis un point d'honneur à ne jamais te mentir,
Et jusque là, c'est ma sincèrité que j'ai decidé de t'offrir.

Je garderai quelque chose de beau de notre histoire
Et je suis sûr qu'au fond tu finiras aussi par le voir
Je comprend ta rancoeur et la respecte meme si c'est douloureux
J'aurais jamais dit quoi que ce soit sans le penser...


Mes amis (et les autres!!!):
Ces derniers temps, c'est pas le soleil qui illuminait ma vie
Mais plutot des éclairs qui détonaient sous la pluie
Et vous, juste le fait de passer du temps en votre compagnie,
C'est mes vitamines pour bouffer cette chienne de vie.

Alors si dans quelques années je suis pas sûr de quelle sera ma vie,
C'est rassurant de me dire que ces visages feront la route avec moi,
Car ils constituent la grosse partie de mon énergie,
Et pour moi ça n'a aucun prix...

# Posté le samedi 29 décembre 2007 14:36

Naiveté quand tu nous tiens...

Naiveté quand tu nous tiens...
Je ne suis pas de ceux qui bavent sur les autres, surtout par le biais d'un blog alors je vais tâcher de rester aussi respectueux dans mes propos que faire se peut.
Ca ne sert à rien se plaindre, de faire pleurer l'assistance en racontant la pseudo-trahison dont on a été victime à travers un article dont le seul véritable but est de régler les comptes. Personnellement je trouve ça bas, limite irréspectueux... Mais on m'a appris qu'il fallait répliquer avec les mêmes armes que son ennemi pour l'atteindre, alors, ouvrons les hostilités...


Faudrait peut être commencer par arrêter de rêver du "prince charmant", mythe auquel les filles sont surexposées à travers des films aussi pompeux que "Pretty Woman". La vie c'est pas un compte de fées, je connais très peu de gens dont l'histoire s'est terminée par un "... ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants".
Je n'ai pas la prétention d'être l'homme parfait mais du haut de mes 21 ans, j'ai au moins la volonté de garder les pieds sur terre, moi.
Les décisions les plus difficiles à prendre ne sont jamais les moins douloureuses.

Jouer à la fille meurtrie et blessée par le cruel jeune homme qui lui à tant promis, c'est un petit peu excessif. Facile de se positionner en victime, certain(e)s savent même très bien s'y prendre...
Tu parles d'une histoire...
Faudrait arrêter de croire que quelqu'un va soudainement faire irruption dans ta vie et supporter tes crises de nerfs, tes problèmes, tout de donner sans t'avoir approché, et mettre son propre caractère en mode "silencieux" parce que tu as tes petits soucis....

Non, j'ai 21 ans, les relations comme ça, c'est pas la peine, mes raisons, elles ont été expliquées, ma décision, elle à été prise, et j'en assume les conséquences. On ne m'a jamais dit comment mener ma vie, j'ai toujours suivi la même ligne de conduite et ma personnalité, je l'ai forgé à force de prendre des coups dans la gueule, alors c'est pas un petit article perfide et sentant la revanche pas assumée qui va me blesser plus que ça.
D'autres s'y sont dèjà essayé avant toi, maintenant je suis vacciné.
La seule chose qui change, c'est juste que c'est une fille de 5 ans ma cadette qui à la prétention de m'apprendre la vie... Pfff.

Je t'ai pas attendue pour en arriver là où j'en suis, et ça me désole d'en être là, à me justifier parce que t'as du mal à encaisser. Commence par mûrir et arrêter de croire que le monde tourne autour de toi, c'est pas le cas.
Maintenant les choses sont claires, j'ai fait l'erreur de me laisser tenter, je me suis brûlé les ailes.
Avant de m'écraser, j'ai préferé être celui qui mettrait un terme à cette histoire purement virtuelle plutôt que de me laisser porter vers une issue qui ne menait nulle part. Ce rôle de salaud, je l'endosse la tête haute, mais c'est pas moi qui suis allée crier ma détresse sur mon blog.

La vie n'est pas un rêve, et la naïveté ne permet pas de la rendre meilleure, seulement de heurter le sol plus durement quand on tombe de haut...
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# Posté le vendredi 28 décembre 2007 15:32