Certains me disent que j'écris trop... En même temps personne ne vous oblige à lire. Aussi loin que je me souvienne j'ai toujours aimé refaire le monde en prose, coucher mes pensées sur une feuille de papier. Avec le temps, un écran à remplacé la feuille et un clavier le stylo. Les ingrédients changent peut être mais la recette reste la même.
Plus jeune, j'adorais aussi lire. J'aime toujours autant la lecture mais je manque de temps, et d'autres occupations, moins instructives, remplissent considérablement mon emploi du temps.
Je pense que c'est ce qui à forgé ma personnalité aujourd'hui. D'un naturel discret, assez calme, raisonnable dans mes choix, je choisis mes mots et la façon de les dire car chacun interprête les choses à sa façon.
J'ai toujours été en décalage par rapport aux autres mecs de mon âge. C'est ma force, mais aussi ma faiblesse.
Aiguiser son esprit amène à se poser des questions sur ce qui nous entoure, y compris les personnes.
C'est automatique. Il me faut pas plus d'une demi seconde en géneral pour savoir de quoi les gens sont faits, ce qu'ils ont vraiment à l'interieur, et bien souvent je ne le montre pas.
Les gens n'aiment pas qu'on les juge, et pourtant, quand je débarque avec mes jeans et ma casquette c'est ce qu'ils s'empressent de faire. Faut dire que je ne correspond pas vraiment au type "standard" du jeune adulte version 2008, je le sais et pourtant je fais avec.
"Je pense donc je suis", hein? Je pense tout le temps, à eux, à vous, à tout ça, à moi. Vous n'avez pas idée de ce qui me passe par la tête. Vu que ça bouillonne là-haut et que c'est un gros bordel dans ma tête, il est parfois nécessaire de faire un peu le ménage. Dès qu'on est un peu silencieux et qu'on ne parle pas à tort et à travers, on est forcément catalogué comme "gars à problèmes". Avec tout ce que je sais de la vie du haut de mes 21 ans, j'ai appris que l'avis des autres ne me ferait pas avancer. C'est pas ce que je dis (ou ne dis pas) qui détermine ce que je suis mais bel et bien ce que je fais.

